Une semaine au Festival du film arabe d’Oran
La sixième édition du Festival du Film arabe d’Oran se termine. El Watan Week-end y était. Avant la cérémonie de remise des prix, samedi soir, voici ce que nous vu, ce que nous avons aimé, et ceux que nous avons rencontrés.
Par Samir Ardjoum, Mohand Yahiaoui et Yasmine Saïd





De quel endroit le Critique cinéma est-il le lieu ?
A parler de la “sale besogne” d’un grand oncle du réalisateur qui…”travaille”(sic)pour le FLN… Comme s’il ne s’agissait d’un militant engagé pour une cause…
En tout cas pas à partir du lieu de départ de l’action originelle, à priori.
La critique ne se fait pas à l’aune du présent pour décortiquer un documentaire qui porte un regard sur une geste historique.
Même le “Fidaï” du docu ne se risque pas à cet exercice suicidaire dans ce cas, car il n’y a pas l’once d’un désaveu d’une démarche à recontextualiser, c’est aussi la définition même d’une critique de film tel que Serge Daney le suggérait dans son texte
“« Cambodge : la plaie khmère rouge » in Ethique, esthétique, politique”(Actes Sud 1997), ce qui manque aussi un peu au film dès lors que sont révélés les noms des cibles dressées, livrées par la-même au souvenir du reste de leurs familles et proches..
Saïd O.K.
Bonjour Said
je t’avoue ne pas avoir saisi le sens de ton commentaire. Juste préciser une chose, ceci n’est pas une critique de cinéma. Juste un avis, des mots, de l’oralité, pas une critique de cinéma au sens où l’on prendrait le temps et l’espace pour interpréter le film à notre manière.
A très vite
jolie présentation des différents films en compétition avec des interview en prime !
ça nous change des sujets bacles de la télé.
bonne continuation!
Bonjour Samir,
Ma contribution est aussi un commentaire, une réaction, la critique aurait besoin de plus de profondeur,j’en conviens.Mais ces mots sont entrés en résonnance avec un film: Fidaï…
N’eut été mon statut actuel, j’aurais pensé à une contribution plus détaillée,tant le film que j’ai vu pas moins de quatre fois, me pose des questions qui dépassent les considérations habituelles et qu’abritent souvent les mêmes chapelles que la presse algérienne a édifiées, histoire de ” bénir” les adeptes et de laisser au seuil du Prieuré les “irrécupérables”…
“Fidaï” pose des questions plus qu’il ne suggère de réponses et c’est, d’une certaine façon, tant mieux !
Sauf que cela ne s’inscrit pas forcément dans l’Espace- Temps,celui “deulezien”, mais dans une sorte de no man’s land identitaire de son auteur qui, du coup, prend le pas sur le reste, le contenu…
Et les pistes relevées, ailleurs, dans les édifiantes interviews de Sarah H (notamment), n’ont fait que me conforter dans mon “doute”, alors que les propos recueillis par elle, auprès de Damien et de son grand oncle, le Fidaï, suggèrent autre chose qui n’est pas forcément tout à fait l’apparent-dominant dans le documentaire.
Le quête identitaire louable et légitime en soi, de l’auteur, en empruntant à des codes bien précis, ses outils, aura permis d’envisager la problématique essentielle inhérente à ce genre : Comment filmer le réel, sans user de la photographie documentaire comme le ferait un Costelle par exemple ?
La tâche est d’autant plus ardue lorsque ce réel est “historique”!
Il faut une vigilance largement supérieure à la nature de la démarche filmique que chosirait le documentariste.
Chris Marker d’abord et Godard ensuite ont, depuis, montré l’étroitesse de cette voie.
Dans cette visite de l’histoire de cet ex-Fidaï,l’Histoire a été abordée d’une manière que je ne voudrais qualifier. Ce serait trop long à développer ici,le mieux serait un débat avec l’auteur et ceux que le documantaire intéresse…
Disons, Cher Samir,et en un mot, qu’il y a, à mon sens, un risque patent, au niveau de l’éthique: “Juste une image ou une image juste” that’s the question !
Mettre dans la bouche de l’ancien fidaî, perclus de douleurs,le nom et l’origine de sa victime,cinquante après la fin de cette guerre de libération, nécessite débat.
Car l’acte militant, risque de devenir, involontairement, un méfait, non ?
A la critique de nous éclairer, peut-être, dessus.
A très vite.
P.S.: J’ai personnellement participé à un jury qui a couronné aux Journées Cinématographiques d’Alger, “Fidaï” de Damiens Odoul, mais ceci n’empêche pas cela et ne diminue en rien de la valeur de cette distinction.