Les familles des disparus célèbrent la Journée mondiale des droits de l’homme

«Nezzar le boucher !», «Bouteflika, pourquoi tu as peur de la vérité», «Rendez-nous nos enfants» : c’est en entonnant ces slogans qu’une trentaine de proches de disparus ont tenté de manifester ce matin du 10 décembre à Alger pour célébrer la Journée mondiale  des droits de l’homme. Les policiers ont bloqué les manifestants qui voulaient se rendre devant le siège de la CNCPPDH, la Commission des droits de l’homme officielle.

 

Les manifestants de Sos Disparus bousculés from El Watan Week End on Vimeo.

 

Certains manifestants ont pu tenir un sit-in devant le siège de cette commission, encadrés par un impressionnant dispositif policier. Selon des ONG algériennes et internationales, ils seraient quelques 20 000 disparus, 7 000 selon les autorités algériennes qui reconnaissent leur «responsabilité et non la culpabilité» dans ces cas de disparition forcée. Les familles exigent la vérité  sur leurs proches alors que l’Etat, selon les procédures de la Charte pour la paix et la réconciliation, propose des indemnisations et l’extinction de toute poursuite contre les agents de l’Etat.

Pour Nacéra Dutour, la présidente de l’association, le dossier n’est pas clos. Des centaines de dossiers sont entre les mains des Nations Unies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adlène Meddi